Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /2008 12:07
(« Hiver », parce que c’est alors dans le noir que mes pas résonnaient dans la rue.)

 
Vendredi soir. Pour une fois, je ne suis pas en retard, et la pluie ne menace pas. Quelques minutes me séparent de ma destination, à marcher dans le froid vif. Le trajet est simple : tourner à gauche en sortant du jardin, puis une nouvelle fois à gauche près de la grande maison d’où résonnent parfois des mélodies au piano. On continue un peu près de la place en terre battue ; un urbaniste facétieux a décidé de créer des chemins d’herbe et de boue entre les maisons, avec des barrières en bois.

La « grande route » à traverser, le salut du château d’eau, puis voici le trottoir déglingué. Sentir les herbes me frôler, baisser la tête au passage des branches, respirer les senteurs du crépuscule. Courir jusqu’au bout de la pente. Tourner à gauche près des barrières de béton, et arriver dans l’espace où jouent les boulistes l’après-midi.

Courir à nouveau dans l’herbe froide, et là, au milieu de l’étendue vide, lever la tête et tourner sous les étoiles.

 

Quelques secondes seulement, parce qu’au fond du terrain la lumière ne va pas tarder à s’allumer pour une nouvelle répétition.

Par Les Improbables - Publié dans : Autres textes
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Commentaires

Très joli Sandrine ce petit texte plein d'émotion. C'est beau la nuit , n'est-ce pas, c'est beau d'avoir la chance encore de ressentir les trésors de la nature. Pierre
Commentaire n°1 posté par Pierre le 14/04/2008 à 20h33

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