Autres textes

Mardi 25 novembre 2008

Pour réchauffer ce blog en cette difficile saison, un fort joli texte de notre "Docteur":


1.

Les Improbables se sont produits

En bord de mer, mais aujourd'hui

On évoquera cette journée

Aux accents d'une mini tournée

CASSANDRE, cette fois, s'est exporté

La face a plu, et remporté

Un grans succès, c'était génial

A l'occasion d'un festival


2.

Femmes en couleur, dès le prologue,

Et grommelots pour tout dialogue

Elles tournent autour de l'instrument

C'est rigolo, et c'est charmant.

La dame en vert nous fait bien rire

Mais un bruit court, qu'elle va partir

Notre verger, sans Marie-Claude

Perd un beau fruit, une Reine claude


3.

La dame en rouge, comme une cerise

Par son talent nous hypnotise

Danièle sachez c'est son prénom

Une pince sans rire, à sa façon.

Elle nous amuse, tout comme Sandrine

Une orfèvre de la pantomine

Le bleu pour elle est sa couleur

Elle donne le ton à ses consoeurs.


4.

Vêtue de jaune, prénom Michèle

C'est le soleil de notre ciel

Elle nous éclaire, c'est fantastique

C'est une jeune femme très sympathique

Elles le sont toutes, chère Nathalie

Bienvenue dans la ménagerie

Notre dompteur, c'est Maître Pierre

Il met en cage toutes ses panthères


5.

Parlons encore de Noémie

Et ses pirouettes bientôt finies

Elle a trouvé en Valentin

Le caporal de son destin

Elle adore ce nouveau Léandre

Malgré son père, le sieur Cassandre

Ce gens de lettre souvent bafouille

Son cerveau est en ratatouille


6.

Les choses hélas s'embrouillent pour lui

C'est un grand rôle, celui de Louis

Docteur en lettres, c'était Bernard

"Hocus pocus", un vieux braillard

En ce grand cirque loupiacien

Il faut saluer le magicien

Notre leader, ça, c'est normal

Lui, ce super Monsieur LOYAL!


(Texte de Bernard Beuron, le 10.10.2008)

Par Les Improbables
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Lundi 14 avril 2008
(« Hiver », parce que c’est alors dans le noir que mes pas résonnaient dans la rue.)

 
Vendredi soir. Pour une fois, je ne suis pas en retard, et la pluie ne menace pas. Quelques minutes me séparent de ma destination, à marcher dans le froid vif. Le trajet est simple : tourner à gauche en sortant du jardin, puis une nouvelle fois à gauche près de la grande maison d’où résonnent parfois des mélodies au piano. On continue un peu près de la place en terre battue ; un urbaniste facétieux a décidé de créer des chemins d’herbe et de boue entre les maisons, avec des barrières en bois.

La « grande route » à traverser, le salut du château d’eau, puis voici le trottoir déglingué. Sentir les herbes me frôler, baisser la tête au passage des branches, respirer les senteurs du crépuscule. Courir jusqu’au bout de la pente. Tourner à gauche près des barrières de béton, et arriver dans l’espace où jouent les boulistes l’après-midi.

Courir à nouveau dans l’herbe froide, et là, au milieu de l’étendue vide, lever la tête et tourner sous les étoiles.

 

Quelques secondes seulement, parce qu’au fond du terrain la lumière ne va pas tarder à s’allumer pour une nouvelle répétition.

Par Les Improbables
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